Day 308-329 : Break chez les Incas | Break at the Incas

Day 308-329 : Break chez les Incas. 11306 km.

Arrivée finalement à Caraz, mon gentil gang de bikers me passe le contact pour que je sois hebergée chez un des leurs. J’y rencontre un motard allemand, Till avec qui on part sur sa 125 direction la laguna Paron. On met plusieurs heures à prendre de l’altitude, on pèse notre poids et la petite moto a bien du mal à le supporter avec en plus les montées de terre. Quand finalement on y arrive, c’est à couper le souffle. Ce bleu turquoise de l’eau reflete ses éclats sur la neige du Mont Artesonraju, célèbre pour être la montagne du label de cinéma Paramount (si si, vous l’avez tous vu avant de débuter un film). Et comme on est aussi fou l’un que l’autre, on décide d’y faire un plongeon. Ahem… quelle bonne idée, à 4155 m d’altitude je peux vous assurer qu’on l’a fait en express!

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This blue turquoise of the Laguna Paron
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With Till & Darling

On m’a beaucoup parlé du trek de Santa Cruz et c’était clairement la raison principale de ma venu ici. Ce sont trois jours de rando, avec le col de la Bella Union à 4750 m d’altitude à passer. Vue la condition physique que j’ai, je n’avais aucune crainte quant à la dureté de l’épreuve. Ce n’était ni la survie en autonomie pendant trois jours, ni la marche qui me stressait. Mais alors quoi? Le mal de l’altitude, bien sur. Même si je suis habituée à pédaler aux environs des 4000 m depuis deux semaines, monter encore n’est pas sans risque. Et en solo, être désorientée en haute montagne n’est pas vraiment pardonnable. Mais bon, comme la peur ne m’a jamais aidée à quoi que ce soit, j’arrive tant bien que mal à dormir et prends la route le lendemain à l’aube. Et ce fut trois jours merveilleux! J’y rencontre tout un groupe qui fait le même parcours avec un guide, dont oh! Des Suisses! Ita, J-C, Vu et Isa viennent des environs de Lausanne et on s’entend bien. Je les retrouve d’ailleurs à Huaraz le lendemain du trek.

 

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Crossing some donkeys during the trek.
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The view from my tent for the first night of the trek.
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My Swiss family is amazing!

 

Ouf! Enfin l’heure du break pour moi. Bien que les distances n’eurent pas été gigantesques, les Andes c’était quand même sportif (sans déconner!). Je décide de couper le Pérou en bus, question de timing et d’envie. J’ai la chance que les Suisses m’embarquent dans leur van direction Lima. Il ne me reste plus qu’à attraper un bus pour Cusco. Facile à dire… Ce sont tout de même 22 heures le cul posé sur un siège. De quoi devenir un peu marteau pour une hyperactive comme moi…

 

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View with a lama.
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Wooow they found here the cure for VIH!

M’y voilà à ce fameux Cusco dont tout le monde parle! Et ce n’est pas sans raisons. La ville est magnifique, aux allures très européennes regorgeant de gringos. Mais on sent une énergie bien plus forte que ça. Les Incas étaient là, on entends encore les locaux parler en Quechua dans les rues, et mes oreilles se délectent de ces nouvelles sonorités. Ma famille Suisse m’adopte et m’offre l’hospitalité dans leur maison à Cusco. Car Ita est originaire d’ici et en plus de me donner une multitude de bons conseils pour visiter les alentours, elle m’ouvre sa porte. Et j’en suis plus que reconnaissante.  J’en profite pour me reposer en déambulant dans les rues, et aussi pour rencontrer deux cyclistes Javier et Victor. On passe du temps ensemble puis on se sépare. Mais à charge de revanche, car on prévoit avec Javier la traversée de la Bolivie en duo!

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Javier and me next to the 12 angles stone.
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Victor eating a Cuy, yeurk!

Au petit matin, je prend un bus direction le Machu Picchu. Une des sept merveilles du monde tout de même, je ne peux pas y passer à côté malgré son aspect très très très touristique. Avec entre 5000 à 8000 visiteurs par jour, on peut pas dire que c’est très reposant mais la beauté des lieux me fait vite oublié tout ce grabuge humain s’affairant dans les ruines. Et comme je suis chanceuse, c’est la fête de la Virgen de Carmen, avec orchestre et danses traditionnelles dans la rue. En voilà une belle occasion de faire la fête et de rencontrer du monde. A mon retour à Cusco, je retrouve ma famille adoptive autour d’un bon repas et je chill quelques jours de plus, préparant ma bécane et surtout moi-même. Et puis, petit bonus du séjour, je retrouve des cousins que je n’avais pas vu depuis des années. Mon premier contact familial depuis un an et demi, ça fait chaud au coeur!

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Machu Picchu, here I am!
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Traditional dance for the Virgen del Carmen

 

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French cyclists on my way!

Jour du départ, pluie torrentielle, comme par hasard. Bon d’accord, ce sera le jour suivant. Enfin je pars, direction le lac Titicaca qui sera ma dernière visite péruvienne. Je remonte jusqu’à 4000 m d’altitude et j’arrive dans la pampa. Cette étendue jaune infinie me surprend. Je ne m’attendais absolument pas à ça. Ici, le silence et du plat. C’est chouette de pédaler sans montée mais un peu démoralisant de voir des heures durant la même chose. De temps en temps, sorties de nulle part, des maisonettes en terre poussent de part et d’autre de la route, se rassemblant en hameau. “Mais pourquoi ici?!” je pense. Et puis finalement ma dernière grande ville du Pérou, Juliaca. Pour être honnête, pas très jolie, poussiéreuse. Mais j’y trouve Geovanni, qui tient une casa de ciclista. Et tant mieux, car avec le froid qu’il fait, je suis tombée malade, fiévreuse. Alors je me repose, ici tranquille, et demain je prends la route pour le lac Titicaca. Une poignée de jours et je suis en Bolivie, déjà?!

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11 000 km here we go!
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Really close to the snow now…
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La Pampa, flat and yellow, really impressive

 


 

Day 308-329 : Break at the Incas. 7025 miles.

I finally arrived in Caraz, and my lovely biker gang passed along a contact for a great host. I met up with a German named Till, who took me on his 125cc in the direction of the Laguna Paron. We spent a few hours to gain the altitude because of our weight and the small motorbike’s inability to handle it all uphill. When we finally arrived, it was breathtaking! This blue-turquoise reflected the sparkles on the snow of the Mont Artesonraju, famous for being the mountain from the movie label Paramount (yes, yes, you all saw it before beginning a movie). And, because we are as crazy as each other, we decided to make the plunge. Ahem… such a good idea, at 13,631 ft. high, I can assure you that we did it VERY quickly! Brrr….

I had heard a lot about the Santa Cruz trek, and it was clearly the main reason why I was there. It’s three days of hiking, with the pass Bella Union at 15,584 ft. With the physical condition I am in, I did not have any fears about the hardness of this test. It was not the surviving alone for three days, nor the walk which was stressing me. So what? The altitude sickness, for sure. Even though I used to pedal around 13,123 ft. for two weeks, getting higher in altitude is not without risk. And, being alone and disoriented in high mountain is not really forgivable.

But well, because fear has never helped me, I finally arrived to sleep and took the road the day after in the early morning. It was an amazing three days! I met a complete group which was making the same trek with a guide. Some Swiss people! Ita, J-C, Vu and Isa are coming from around Lausanne, and we shared a good vibe. I found them again at Huaraz, the day after the trek.

Phew! Finally break time for me. Even though the distances were not really that big, the Andes was really sporty (no kidding!). I decided to cut Peru by bus, a question of timing and envy. I got lucky, and the Swiss drove me in their van to Lima. I would just have to catch a bus in the direction of Cusco. Easy to say… It’s all the same, 22 hours with the butt on a seat. Nuts for a hyperactive person like me…

Here I am at this famous Cusco that everybody is talking about! And, it’s not without reason. The city is gorgeous, with an European look full of gringos. But, we feel an energy way stronger than that. The Incas were there, we still hear the locals talking in Quechua in the streets, and my ears reveled in those new sonorities. The Swiss family adopts me and offers me hospitality in their house in Cusco. Because Isa is from here, she gave me a multitude of good advice for things to see and do, AND she opened her home to me. I am more than thankful. I enjoyed resting, wandering the streets, and also meeting two cyclists, Javier and Victor. We spent a good time together, and then we split. (But, I owe you one, because we plan to cross Bolivia with Javier, in duo!)

In the early morning, I took a bus in the direction of Machu Picchu. One of the Seven Wonders of the World… I cannot miss it, even though it is really, really, really touristy. With between 5,000 to 8,000 visitors a day, we cannot say it was really relaxing, but the beauty of the place made me quickly forget all the human mess fussing in the ruins. And, because I am lucky, it was the ceremony of the Virgen de Carmen, with orchestras and traditional dances in the street. It was a beautiful occasion to enjoy a good party and meet new people.

When I came back to Cusco, I found again my adoptive family for a good meal. I chilled a few days more, preparing my bike but mainly myself. And then, a little bonus of the trip, I met some cousins that I haven’t seen in years. My first familial contact in over 18 months… It was so heartwarming!

On my day of the departure, it was torrential rain, as if by chance. Well ok, I’ll leave the next day… Finally I left, headed in direction of the Titicaca Lake, which will be my last Peruvian stop. I went up to 13,123 ft. and arrived in the Pampa. This yellow and endless body surprised me. I did not expected it at all. Here, it was silent and flat. It was nice to pedal without any uphill, but a bit demoralizing to see the same thing for hours. Time to time, coming from nowhere, tiny ground houses grow on both sides of the road, to gather in a hamlet. “But why here?!” I thought.

And then finally I arrived at my last big city in Peru, Juliaca. To be honest, it’s not really beautiful, but it is dusty. I found Geovanni, who had a Casa de Ciclista, which was good for me, because I fell sick with a fever. So I rested, took it easy, and then finally recovered enough to hit the road for the Titicaca Lake. A few days more, and I am in Bolivia… already?!

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