DAY 246-268: Faux départ | False start

DAY 246-268: Faux départ. 9101 km.

S’il y’a bien deux choses qui animent toute la Colombie en ce moment c’est la saison des pluies, et les élections présidentielles qui se tiendront demain. Et ces deux éléments ont un impact sur ma traversée du pays.  Le premier est bien plus ennuyeux que le second à vrai dire.

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Cleaning workshop when the rain does not let’s us biking
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Beautiful mountains

La pluie change tout. Les plans établis au quotidien volent en éclat quand les premiers nuages chargés déversent leurs rasades d’eau, nous démotivant au passage. Les temps sont rudes ici. Alors qu’on se réveille à l’aube, on engloutit un petit-déjeuner en deux temps trois mouvements pour partir avant la pluie. Ouf, ça parait bon cette fois-ci! Une heure de grimpette dans les montagnes pour partir de Riosucio, petite ville aux habitants charmants, et on arrive à bout d’un col. La vue y est époustouflante, et le brouillard lacté y ajoute un aspect mystique. Si on avait su que trois kilomètres plus tard c’était la douche… On doit immédiatement stoppé et se réfugier dans la première “tienda” ouverte. Et on patiente… une heure, une heure et demie, deux heures…

 

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Another flat… time to change my tires!
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Wonderful Valle de Cocoa

Et ce fut ainsi jusqu’à Armenia, où on a tout de même été bloquées pendant 4 jours. Finalement on descend en direction de Cali, que nous contournerons. On entre dans la Valle del Cauca, où la route est plate comme une crêpe. La chaleur est beaucoup plus intense, on prend même des coups de soleil.  On parvient à faire une journée de grande étape de 140 kilomètres et on arrive dans ce qui a été probablement la pire ville que j’ai pu visité jusqu’ici.

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A lot of Venezuelans people on the road to escape their country, sad reality.
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Religious propaganda on the road.

On se sentait déjà un peu en insécurité tout au long de la journée. Ca a débuté avec un scooter qui en me dépassant, ne s’est pas géné pour une main aux fesses. A 7h du mat, je peux vous assurer que ça met de mauvais poil. Puis dans l’après-midi ça a continué avec un second deux roues qui est arrivé et à tout bonnement mis le pied sur le cadre du vélo de ma binôme afin de la ralentir et voir un peu ce qu’elle transportait. Par chance, un troisième scooter de police est arrivé pour nous escorté loin du point chaud. Pas rassurant… Arrivées finalement dans la ville de Santander de Quilichao, on a bien vite déchantées en en voyant l’état. La place principale était jonchée de poubelles ouvertes avec des vautours énormes qui en fesaient un festin, ainsi que quelques groupes d’hommes qui fumaient du crack. Ambiance de fin du monde où tout était triste et gris.

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Painting my flag at an amazing host’s house.

 

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9 000 km wouhouuuuu!

C’est bien la première fois depuis mon année et demie de voyage que je me sentais un peu en danger. Et la bonne nouvelle, c’est que c’est la seule et unique fois où ça m’est arrivée! Cinq jours de volontariat dans une ferme organique nous remettra sur pied pour finalement gagner la frontière d’Ipiales. Et à quel prix! Les dénivelés s’enchainent, et sont pour la pluspart positifs. Mais ça en vaut vraiment la peine, la Colombie regorge de montagnes incroyables.

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Laura on the top!

Mon dernier jour en Colombie a finalement sonné, je me lève, me hâte et parcours les derniers kilomètres jusqu’à la frontière avec l’Equateur. Merde… la route est coupée par des militaires. Je pense que c’est sans doute du à un renforcement sécuritaire en vue des élections demain. Dans le doute je demande à un garde: “Esta abierta la frontera?”. “Todo cerrado.*” me répond-il. En fesant demi tour, je grommèle un peu, l’Equateur ce sera pour demain. Puis je pense que quand même, je vais vivre des élections historiques ici en Colombie, quel que soit le résultat. Ca vaut bien le coup de quelques faux départs.

* “C’est ouvert la frontière?” “Tout est fermé”

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Still so happy to bike
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I will miss Colombian food!

 

DAY 246-268: False start. 5656 miles.

If there are two things which are animating Colombia right now, it’s the rainy season and the presidential elections (to be held tomorrow). Those two elements have had an impact on my crossing of the country. The first is way more annoying than the second one to be honest.

The rain changes everything. Established plans are shattered everyday when the first fully loaded clouds pour down their glassfuls of water, demotivating us on their way. Time is rude here. We wake up at dawn and gobble breakfast trying to leave before the rain. Phew, it looks like we’re good this time!

After an hour of uphill in the mountains to leave Riosucio, a small town with a charming population, we arrived at the end of the pass. The view was breathtaking, and the milky fog added a mystical aspect to it. If we only knew that in only a mile, it was going to shower… And we would need to immediately stop and take refuge in the first “tienda” open… We waited for an hour, an hour and a half, two hours…

It was like that all the way to Armenia, where we were blocked for four days. Finally, we headed down in direction of Cali. We entered in the Valle del Cauca, where the road is flat as a crêpe. We pushed ourselves to do the big distance of 87 miles, and we arrived in probably the worst city I have visited on this journey.

We had already felt a bit unsafe all day long. It started with a scooter, which as he passed me, did not feel ashamed to grab my ass. At 7am, I can assure you, it made me really grumpy. During the afternoon, it continued with another scooter, which put their feet on the frame of my friend’s bike to slow her down and check what she was carrying. By chance, a third scooter carrying a policeman came to escort us away from a hot point. Not really reassuring…

Finally, we reached the city of Santander de Quilichao, and we were quickly disenchanted when we saw the state. The main square was strewn with tons of trash and tremendous vultures turning it into a feast, plus a few groups of men smoking crack. It felt like we were at the end of the world where everything was grey.

It’s the first time in my year and a half of traveling that I felt a bit in danger. But, the good news is that it’s the only time that this has happened to me! Five days of volunteering on an organic farm put us back on our feet, and we finally reached the border of Ipiales. At a price! Elevations increased, and most of them are positive. But it’s worth it, Colombia brims with incredible mountains.

My last day in Colombia finally rang… I woke up and hurried to ride the last mile to the border of  Ecuador. Shit… the road was cut off by the military. I thought that it was probably a security enforcement for the elections tomorrow. I didn’t know for sure, so I asked a guard, “Esta abierta la frontera?” “Todo cerrado,”* he answered back. After turning back, I grumbled a bit, Ecuador will have to wait for tomorrow. Instead, I will be present for such a historical election here in Colombia, regardless of the result. It’s worth it for a few false starts.

* “Is the border open?” “Everything is closed.” 

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