DAY 173-186: ¡Muchísimas gracias Mexico!

DAY 173-186: Muchísimas gracias Mexico! 6857 km.

On est partis à quatre de la magnifique ville de Oaxaca, après que je me sois remise tant bien que mal. Les premiers kilomètres sont difficiles mais je m’accroche au guidon et persiste.  Nous sommes à quelques centaines de kilomètres de la frontière avec le Guatemala. Les montagnes nous encerclent, on traverse des étendues de cactus me rappelant ce désert de Basse Californie qui m’a définitivement marqué. La route sillonne des canyons à couper le souffle. La population change aussi, nettement plus tannée par le soleil, de plus petite taille, c’est “l’authentique” Mexique dont on m’a tant parlé. La chaleur est étouffante, on s’engouffre dans un four alors qu’on rejoint la côte de Oaxaca. Impossible de pédaler entre 10h et 16h, on adapte alors notre rythme. Levés aux aurores, quelques fruits dans l’estomac, on fonce sur le bitume dans une course contre la montre avec le soleil de la mi-journée qui peut nous être fatal. On profite des rios et lac pour se rafraîchir un peu entre temps. Ce n’est pas encore la jungle, mais on se fait déjà attaquer par les “sandflies”, moustiques et autres prédateurs sanguinaires.

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First day of biking after being sick.

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Degustation of Mezcal, with worms and  fun!

Cette fois, c’est au tour des deux garçons d’être malades, on prend la route Alana et moi. Direction Chiapas, le dernier état du Mexique que je traverserais. Quelle expérience ce pays! En tout, une bonne dizaine d’états visités, une culture énormissime et des gens incroyables rencontrés. 3 mois déjà que je navigue ici, on peut dire que je commence un peu à connaître les lieux. Et j’aimerais partager mon point de vue pour remercier ce pays qui m’a donné un voyage unique. Le Mexique n’a absolument pas bonne réputation, de part l’Europe et surtout ses voisins les Etats-Unis. Cartels de drogue, machisme, vols, kidnapping, viols, meurtres. Ce sont ces mots que j’ai entendu sortir de la bouche d’au moins 80 % des gens à qui j’ai dit que j’allais traverser cette terre. Et je peux vous avouer que j’étais morte de peur en traversant la frontière à Tijuana, m’attendant à me faire tuer d’une minute à l’autre. Bien sûr qu’ici tout est différent, que c’est un peu plus rude que nos pays aseptisés. Qu’il y’a certains regards, parce que je suis grande, blanche et blonde. Mais je peux vous assurer que je me sens plus en sécurité ici que dans certaines entrées de villes aux Etats-Unis. Les gens ont peu et donnent beaucoup. Je n’ai jamais reçu autant d’aide de parfaits inconnus qu’ici. J’ai toujours été traitée avec respect. On ne m’a jamais refusé la permission dormir dans un jardin, derrière un restaurant, chez les pompiers, la police ou autre. Et je doute fort qu’en Europe nous sommes autant accueillant de manière générale.

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Wonderful family host
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Alana gets an important cucumber call.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je ne nie pas qu’il y’a des histoires sordides qui arrivent chaque année ici. Mais je pense qu’il faut prendre en compte certaines règles de sécurité ici et qu’il y’a aussi l’attitude du voyageur qui entre en compte. Et ce qui est magique dans le voyage à vélo, c’est qu’il y’a un respect qui s’installe avec le local, de part notre proximité avec eux, la reconnaissance de l’effort sportif et la simplicité de l’aventure. Le Mexique va me manquer c’est clair.

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Hierve el agua on the morning
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Biker team!

Arrivées en duo à Tuxtla, j’entends pour la première fois les locaux parler une langue dont j’ignorais l’existence. Les indigènes ont leur propre langage. La capitale de Chiapas est assez poussiéreuse et nous trouvons refuge dans une auberge de jeunesse. On y rencontre une autre européenne avec qui on part visiter les canyons le lendemain. Et puis, pourquoi pas venir pédaler avec nous? Le courant passe plutôt bien. On reprend la route, 1900 mètres de dénivelé positif sur 50 km en bord d’autoroute. Mon estomac me fait encore défaut à mi-parcours jusqu’à San Cristobal de las Casas, la destination. On retrouve notre nouvelle rencontre et après une nuit terrible, je me décide enfin à voir un doc. Le verdict tombe, une belle gastroentérite bactérienne s’est installée depuis un mois. On traite tout ça et je serais prête pour le Guatemala.

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Sleeping in an old mezcalery.
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Driving in San Cristobal de las Casas.
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Sunday brunch exist in Mexico too!

Je vis mes derniers jours mexicains. Je trépigne d’impatience à l’idée de découvrir un autre pays. Un peu nostalgique de tourner une autre page. J’ai énormément appris. A toujours écouter son instinct, ne jamais écouter les “on dit”, faire ses propres pas. Mon expérience mexicaine, c’est les nombreuses fiestas hautes en couleurs, les routes défoncées, les cactus et les coyotes qui hurlent la nuit. C’est aussi les tacos, les tamales, les “Que padre”, “Que bestia” et autres expressions apprises sur le tas.

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Portrait from Mexico

Que te vaya bien Mexico, et MUCHISIMAS GRACIAS!


DAY 173-186: Muchísimas gracias Mexico! 4260 miles.

There were four of us when we left the gorgeous city of Oaxaca, after I recovered as best as I could. The first few miles were hard, but I clung to my handle bars and persisted. We were a few hundred miles from the border of Guatemala. The mountains surrounded us, and as we crossed stretches of cacti, it reminded me of the impressive desert in Baja, California.

The road crossing the canyons was breathtaking. The people changed too. Clearly more tanned by the sun and smaller in size, this was the “authentic” Mexico that I had heard about. The heat was suffocating, and we stepped into an oven when we reached the coast of Oaxaca. It was impossible to pedal in between 10 am and 4 pm, so we adapted our rhythms. Up at the crack of dawn, some fruit in the stomach, and onto the asphalt we went in a time trial with the midday sun (which can be fatal for us). We enjoyed the rivers and lakes to cool off a bit in between pedaling. It was not the jungle yet, but we already were getting attacked by sandflies, mosquitos, and other bloodthristy predators.

This time, it was the two boys’ turn to get sick, so Alana and I took the road and headed towards Chiapas, the last state of Mexico that I would cross. This country is such an experience! Mexico has such an enormous culture and incredible people.  I’ve been navigating this country for three months now, and I’m starting to get to know the place a bit better. And, from my point of view, I have nothing but gratitude for this amazing country, which provided me this unique trip.

Mexico does not have a very good reputation, across Europe and especially with their neighbor, USA. Drug cartels, machismo, thefts, kidnapping, rapes, murders. Those are the words that I heard from about 80% of the people that I told about biking through Mexico. I can confess that I was scared to death when I first crossed the Tijuana border, expecting to be killed from minute to minute.

For sure, everything here is different. It’s a bit more rude than in our aseptic countries. There are some gazes because I am tall, white, and blonde. But, I can assure you that I feel more safe here than in some of the US cities that I passed through. People do not have a lot yet give everything. I have never received so much help from complete strangers! I have always been treated with respect. No one has turned me away… I have slept in a yard, behind a restaurant, at the fire station, etc. I doubt that strangers in Europe are generally this friendly and welcoming.

I do not deny that there are sordid stories that happen every year here. But, I think that if you take some basic security rules into account and have a respectful and friendly attitude, Mexico is wonderful. And, traveling by bicycle is magical because you instantly bond with the locals, from our proximity with them, the recognition of the sporting effort, and the simplicity of the adventure. Clearly, I will miss Mexico…

When our duo arrived at Tuxtla, I heard, for the first time, locals speaking another language that I had no clue existed. The indigenous have their own language. The capital of Chiapas is dusty, and we sought refuge in a hostel. We met another European girl who came with us to visit the canyons the next day. And then, why not come pedaling with us? 🙂

We all got along well. We took the road again, 6,230 feet of elevation gain on 30 miles of highway. My stomach failed again about halfway to our destination, San Cristobal de las Casas. I had finally met my match, and after a terrible night, I finally decided to see a doctor. The verdict? A beautiful bacterial gastroenteritis that had been present for a month. Don’t worry, I’ll get that all treated and be ready for Guatemala!

I am living up my last Mexican days, but I am also anticipating the of discovery of another country. I am a bit nostalgic to turn another page. I have learned so much in Mexico… To always listen to my instinct and never believe all the rumors. My Mexican experience was full of bright colors, smashed roads, beautiful cacti, and coyotes screaming through the night. It was also all about the tacos, tamales, the “Que Padre”, “Que Bestia” and other expressions learned in the field.

Que te vaya bien Mexico, y MUCHISIMAS GRACIAS!

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