Day 113-123: La terre du Mexique | Mainland of Mexico

Day 113-123: La terre du Mexique. 4964 km.

Après un Noël bien copieux et arrosé, on décide de descendre en stop à La Paz pour avoir le temps d’y faire nouvel an avec d’autres cyclistes. On se divise en deux groupes de deux et on se lance. Le jour du 25 décembre, lendemain d’un diner où les mexicains ont certainement bien fêtés, l’espoir est faible…

La chaleur est insupportable sur le bitume, et elle m’écrase en partenariat avec mon manque de sommeil. On cuit, il est 10 h du matin. On persiste une heure de plus, et ça finit par payer! Une voiture qui s’occupe d’aider les véhicules en panne s’arrête, charge nos vélos et nous pousse d’un tiers de la distance totale. Plus que 250 km… Il nous dépose dans une ville sans charme et en l’espace de cinq minutes, un second conducteur nous emmène jusqu’à destination. Arrivée à La Paz, une des plus grandes ville de la Basse Californie, dernière étape avant la traversée pour la terre du Mexique.

Les cyclistes se sont passé le mot pour tous se rejoindre chez Tuly, une femme admirable qui nous ouvre sa maison. On est plus de 15, et les connexions s’établissent au travers des récits. Quelques jours de pause me permettent de me reposer, de fixer deux trois bricoles sur mon vélo. David et Océanie, un couple de français que j’avais rencontré sur la côte américaine, cherchent à faire du bateau stop. Tous les matins ils partent à la marina, et passent un appel radio pour s’annoncer auprès des voiliers. Je prends le relais quand ils partent finalement en mer, esperant avoir la même chance qu’eux.

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A lot of travelers at Tuly’s

Veille du nouvel an, je commence à douter serieusement de pouvoir partir à la voile. C’est pas grave, je rencontre un voyageur français avec qui on fabrique des sacoches pour le vélo à base de bidon d’essence et autres matériaux de récup. Et puis, la nouvelle tombe, David est malade en mer, le bateau fait demi tour et se propose de m’embarquer dans quelques heures. Ma chance a encore frappée, malgré que je me sente désolée pour les deux cyclistes français. Je croise les doigts pour ne pas être malade…

panier
Good recycled paniers for biking!!

Les deux texans qui m’accueillent, Kevin et Louis, sont deux anciens capitaines qui ont traversé le monde en cargo et autres navires. On est parti! Le voilier se laisse glisser sur les vagues au grés du vent. Les deux premiers jours sont magiques, j’y apprends notamment à jeter l’ancre, ouvrir une voile, lire les compteurs et les cartes et aussi tenir la barre. Un nouvel univers s’ouvre à moi, rempli de cliquetis des cordes s’enroulant sur les poulies, des sons de la voile qui claque sous le vent et les pales du moteur qui sont brassées par le courant. Le troisième jour est un peu plus violent et on ballote fort. J’ai l’impression d’être dans une coquille de noix vulnérable aux caprices de la nature. Et je commence à me sentir pas très bien, mon estomac me dit “merde”. Pour oublier, je passe ma journée à dormir.

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Best technique for avoiding sea sick? Narcolepsy

Dernier jour sur l’eau, la mer est plus douce et je me lève aux aurores pour voir la lune et les étoiles s’estomper, cédant sa place au soleil striant le ciel de rouge. Le spectacle est unique. Les heures défilent, peu de choses sont à faire à bord et je me surprend à passer des heures à observer les vagues, perdue dans mes pensées. Le soir on joue au Cribage, un jeu de cartes prenant où je tente de terrasser mes adversaires. Parce que je suis une mauvaise perdante et que j’aime le challenge. “You are grening like an opossum” ( Tu souris comme un opossum ) me lance Louis quand finalement je gagne, sourire aux lèvres.

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Learn using compas on the map.

Et puis soudain à l’horizon, un relief se dessine. La terre du Mexique! Il nous aura fallut trois jours et demi pour arriver. J’ai entendu dire qu’ici c’est complétement différent de la Basse Californie, qu’ici tout est verdoyant et tropical. On dirait qu’une nouvelle étape s’annonce.

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Steering the boat!
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The moon is rising.

 


Day 113-123: The mainland of Mexico. 3085 miles.

After a Christmas dinner with copious amounts of food and libation, we decided to get down to La Paz by hitchhiking and have time to celebrate the New Year with other cyclists. We split into two groups of two, and we launched into it. The hope was small since it was Christmas Day and most Mexicans had celebrated hard the night before…

The heat was unbearable on the asphalt, and with my lack of sleep, I was crashing. We were cooked, and it was only 10am. We persisted one more hour, and it ending up paying off! A car that was in charge of helping vehicles stopped, so we loaded our bikes and got a ride for a third of the total distance. 155 miles more… He dropped us in a city without any charm, but luckily within five minutes, a second driver took us to our destination. We arrived in La Paz, one of the biggest cities from Baja, California, and the last step before crossing into the mainland of Mexico.

All the cyclists had spread the word to gather at Tuly’s place (an admirable woman who opened her house to us). There were more than 15 of us, and the connections happened instantly through our shared stories. Afterwards, I took a few days off to rest and fix some things on my bike. David and Océanie, a French couple I met on the American coast, are trying to hitchhike by boat. Every morning, they go to the marina and make an announcement on the radio to all the sailboats. I’ll take over when they finally get on the sea. I’m hoping to have the same luck as them…

The day before the New Year, I seriously began to doubt if I was going to be able to get a ride. It’s fine though… I met a French traveler, and we built paniers for the bike with some jerrycans and other recycled material. Then, the news came. David was sea sick, and the boat had turned back around and asked me if I wanted to come with them in a few hours. My luck is still in tact, even though I did feel bad for the two French cyclists. Fingers crossed that I didn’t get sick on board!

Two Texans welcomed me aboard; Kevin and Louis used to be captains who crossed the world on cargo and others boats. Then, we were off! The sailboat was riding the waves on the wind. The first two days were magical. I learned to open a sail, read the counters and maps, and how to steer. A new world opened up for me! The sailboat is full of rattling sounds from the ropes rolling on the sheaves, slapping sounds from the sail under the wind, and the motor sounds as the blades stirred by the stream. On the third day, the ride is a bit more violent, and we were shaking strongly. I felt like I was in a nut shell, vulnerable to nature’s every whim. I started to not feel so good, and my stomach told me “shit.” I just slept all day long…

On the last day at sea, the water is softer, and I woke up to see the moon and the stars, giving their place to the sun, striping the sky in red. The show is unique. Hours scrolled by… There is not a lot to do onboard, and I was surprised at my ability to spend hours watching the waves, lost in my thoughts. In the evening, we played Cribbage, a card game where I tried hard to tackle my opponents (because I am a bad loser, and I love a challenge). “You are grinning like an opossum,” Louis told me when I finally won.

Then, suddenly in the horizon, relief drew close. The mainland of Mexico! It took us three and a half days to get there. I’ve heard that here, it’s completly different from Baja, California. That here, everything is green and tropical. It seems that a new chapter is coming.

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